On a pas mal d’histoires à raconter quand même concernant la Bosnie pour avoir seulement passé 1 semaine là-bas. On avait pas mal hâte d’y aller étant donné que: c’est un pays des Balkans (Croatie, Montenegro, Albanie…), c’est un pays moins populaire pour les touristes que ses pays voisins et que le pays a toute qu’une histoire! Finalement, on a pas été déçu, mais on va s’en rappeler quand même longtemps 😉!
De Split à Mostar
Comme la Croatie et la Bosnie-Herzégovine sont deux pays voisins, nous n’avons pas pris d’avion pour transiger entre les deux pays. On a plutôt opter pour prendre un autobus qui partait de Split, Croatie pour se rendre à Mostar, Bosnie-Herzégovine. La Bosnie n’est pas un gros pays, autant au niveau de la superficie que de la population (3 millions). Il n’y a donc pas beaucoup de vols d’avion qui désservent le pays. En plus, le trajet prévu était (car ça été bin plus long que ça, vous allez voir!) d’environ 3h30 pour un prix d’environ 25$ par personne. Donc, aussi bien de voir du paysage, réduire notre empreinte de carbone (car on n’est pas bin bin bon là-dedans quand on voyage on peut vous dire…!) et de prendre le bus!
Ne voulant pas trop être d’avance dans notre planification pour se donner une certaine latitude dans notre itinéraire, on a attendu d’être en France avant d’acheter nos billets d’autobus. On se disait que le mois de septembre, ça allait être plus relaxe et qu’il allait avoir pas mal moins de touriste. Ne-ne-non! Il y a du monde en tabaslak! On a failli ne pas être en mesure de décoller pour se rendre à Mostar. On a pris le seul autobus qui restait: un autobus qui partait à 17h30 de Split et qui devrait arrivé à 21h00 à Mostar. C’était pas idéal car on allait passé la journée complète à attendre l’autobus, mais bon, on a juste ça à faire anyway!
Sous un soleil ardent et une température de plus de 30 degrés Celsius, on a donc une bonne partie de l’après-midi à attendre dans un parc plutôt miteux juste à côté de la gare d’autobus. Tsé, le genre de parc que le monde ne se cache même pas pour faire de la coke à 3h de l’après-midi drette à côté des enfants… Les enfants n’y ont vu que du feu, une chance qu’Ami a réussi à détourner leur attention en jouant une 50ième fois à la tag avec eux!

On embarque finalement dans l’autobus à l’heure prévue. On shotgun la rangée du devant parce que le 3/4 de la famille a le mal des transports, c’est-à-dire tout le monde sauf moi (tof)! Les gars chialent parce qu’il fait vraiment chaud dans le bus, mais on leur explique que quand le bus va partir, l’air climatisée va partir et qu’on va être pas mal mieux. FAUX! On va finalement mourir de chaud 🥵 pendant 5 heures et demi de temps car le bus a été retardé. On ne sait pas trop ce qui s’est passé exactement, mais c’était assez louche. Comme j’ai commencé le paragraphe, on a embarqué dans le bus à l’heure prévue, mais on est parti comme 1h en retard. Premièrement, ils ont essayé d’arranger l’air climatisé pendant près de 45 minutes, mais sans succès… et deuxièmement, le chauffeur s’est obstiné pendant un bon 15-20 minutes avec une madame. Elle voulait embarquer en lui montrant un bout de papier écrit à la main, mais ça l’air que ça n’a pas impressionné le chauffeur malgré qu’elle essayait de lui expliquer quelque chose en espagnol. Too bad madame, le chauffeur est tanné, on part!


Comme on laisse les gars jouer à leur tablette ou à la Nintendo Switch comme ils veulent pendant les transports, ils ne chialent pas trop. Même qu’ils sont contents quand on prend du retard 😒, on ne sait plus trop si c’est une bonne affaire🤷♂️, mais nous, ça nous facilite la vie en maudit 😅! Mais il faut chaud en simonack! On donne pas mal d’eau fraîche (merci Ami d’avoir voulu une gourde isotherme, tu avais raison finalement 😒😅)aux gars. Après environ 30 minutes d’autobus, juste le temps de sortir de la ville de Split, on s’arrête sur le bord de la route. Le chauffeur s’allume une clope dans le bus (on n’est pu habitué à ça!), prend une couple de puffs et commence à parler au téléphone. Il jase pendant une quinzaine de minute. On s’imagine que l’air clim va être réparée ou qu’ils vont venir la faire vérifier… On est plein d’espoir, mais on se demande à quelle heure on va arriver. On a quelqu’un qui va nous attendre pour notre récupérer notre voiture de location à la station de bus et une autre personne qui va nous accueillir pour notre petit appartement.
Après plusieurs minutes d’attente, probablement, une trentaine de minutes, qui voit-on pas retontir dans l’autobus? La madame espagnole qui s’obstinait avec le chauffeur! Bin oui, toi! On l’a attendu pendant plus de 30 minutes, pis elle arrive en taxi en plein sur l’autoroute. On ne sait pas trop comment ça s’est passé, mais elle est là et le chauffeur, lui, bin il a l’air en beau tabarnak! Mais, version slave! Ça l’air quand même pas mal fâché un slave, quand c’est fâché! On comprend pas pentoute quoi il dit, mais ça doit ressembler à nos: “osti de tabarnak de madame du…”. En passant dans l’allée, le chauffeur me regarde et j’lui fais un petit sourire du genre: “Ouin, ça comme pas d’allure hein”. Et le voilà qui repart dans son sacrage croate.
La ride était vraiment, vraiment belle. Pendant plus d’une heure, on roule sur une route qui longe les montagnes sur notre gauche alors que c’est la mer qui est à notre droite. Il y a tout qu’un dénivelé. Même moi qui n’a pas peur des hauteurs habituellement, je trouve ça impressionnant! Les autobus arrivent tout juste à tourner dans les virages en épingle, le devant du bus touchent pratiquement au garde-fou… quand il y en a 😅. Je l’avais lu sur internet, mais j’en avais pas trop parlé à Amira pour ne pas la stresser. Elle a pris son courage à deux mains et elle a réussi à survivre! Le reste de la ride s’est bien déroulée, malgré une petite accumulation de retard par-ci et par-là, surtout à la douane.


À notre grande joie, on réussit à récupérer notre véhicule à la gare d’autobus même s’il est super tard. Le monsieur est pas mal gentil et m’appelle my friend (ça sonne toujours louche ça… C’est toujours ceux qui sont clairement pas ton friend qui t’appelle my friend d’habitude). On embarque dans notre belle Ford Cruze et on s’aligne vers notre appartement. On ne trouve pas exactement le bâtiment, mais on est vraiment proche. Il est à peu près minuit et il fait pas mal noir. Chems pis moi on part faire le tour du bloc pour trouver notre adresse, mais on l’a trouve pas. J’vis quêter du wifi au petit bar du coin et je contacte notre hôte. Il nous dit d’attendre ou qu’on est et ne pas bouger: sa mère va être là dans 10 minutes!

On finit pas voir un véhicule passé dans la nuit. C’est elle! Elle nous fait des coucous, mais elle ne parle pas un mot d’anglais. On finit par la suivre dans une genre de ruelle et elle nous pointe un parking. On se gare là et on finit par monter dans notre appartement. On est brûlés, mais on est bien content! C’est vieux, mais c’est grand et on a un énorme balcon! Les gars vont enfin pouvoir jouer au ninja et au mini-hockey sans déranger les voisins du bas!
Comme le texte s’éternise, je vais faire une 2e partie pour la Bosnie!
Ouff, je suis impressionnée ! La vue est magnifique!
Tellement captivant! Merci de nous faire vivre tout ça
Ouf la vue! En tout cas pas pour ceux et celles qui ont le vertige😅
Ouin, non … je pensais tellement que j’allais crever que j’ai inventé une vie au chauffeur qui m’assurait qu’il était expert en la matière.
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